17 mars 2026 · 5 min de lecture
Planifier l'électricité de votre rénovation
Planifier l'électricité d'une rénovation à Montréal : permis, exigences du code, séquence des travaux et risques du bricolage. Appelez au (514) 909-3773.
À Montréal, mars est le mois où les rénovations prennent forme sur papier. La neige fond à peine, l’entrepreneur que vous voulez réserve déjà pour juin, et les plans de la cuisine, du sous-sol ou de l’agrandissement deviennent sérieux. Quelque part sur ces plans, il y a du filage. C’est de cette partie qu’il est question ici.
L’électricité est le corps de métier qu’on planifie en dernier et qu’on regrette en premier. Elle se cache dans les murs, elle est plus encadrée par la loi que tout le reste du chantier, et c’est le seul système où un raccourci ne fait pas que mal paraître. Planifiée tôt, elle reste une ligne tranquille au budget. Planifiée tard, elle rouvre des murs finis. Voici comment la prendre du bon côté avant la démolition.
Comptez les charges avant de compter les luminaires
Une rénovation ajoute presque toujours de la charge électrique. Une cuisinière à induction, un four encastré, une thermopompe, de nouvelles plinthes chauffantes, un sous-sol aménagé, un spa, une borne de recharge dans le garage. Chaque ajout tire du courant, et votre panneau électrique comme votre entrée électrique ont une capacité fixe.
La première étape est un calcul de charge. L’électricien additionne ce que la maison consomme aujourd’hui, ajoute ce que la rénovation apporte, puis compare le résultat à la capacité de votre entrée. Beaucoup de maisons montréalaises plus anciennes fonctionnent encore sur une entrée de 100 ampères, parfois moins. Une rénovation de cuisine peut suffire à dépasser la limite.
C’est la surprise électrique la plus coûteuse d’une rénovation : découvrir en juillet que l’entrée ne peut pas alimenter la cuisine dessinée en mars. Une mise à niveau du panneau ou de l’entrée électrique implique Hydro-Québec, des délais et parfois des travaux de maçonnerie. Mieux vaut le savoir à l’étape des plans, pas au milieu du chantier.
Permis et licences : qui a le droit de faire quoi
Le Québec est strict là-dessus, et c’est bon à savoir avant de signer.
- La rénovation elle-même exige habituellement un permis de votre arrondissement ou de votre municipalité. Les règles varient d’un territoire à l’autre, vérifiez avant la démolition.
- Au Québec, les travaux d’électricité sont réservés par la loi aux entrepreneurs électriciens détenteurs d’une licence. Ce n’est pas une recommandation. Un entrepreneur général ne peut pas les faire, et vous non plus.
- Votre électricien déclare les travaux à la Régie du bâtiment du Québec. Vous n’avez pas à gérer cette étape, mais vous pouvez confirmer qu’elle est faite.
- Si l’entrée électrique change, Hydro-Québec intervient pour le débranchement et le rebranchement.
Une licence d’entrepreneur se vérifie en quelques minutes sur le site de la RBQ. Si quelqu’un soumissionne le filage de votre rénovation sans pouvoir vous donner un numéro de RBQ, la réponse est déjà là.
Quand le code impose une mise à niveau
Le code électrique, tel qu’appliqué au Québec, suit un principe simple : ce qu’on touche doit être conforme au code en vigueur. Ce qu’on ne touche pas peut généralement rester tel quel.
En pratique, une rénovation déclenche des mises à niveau à des endroits prévisibles :
- Les nouveaux circuits sont construits selon les exigences d’aujourd’hui, incluant la mise à la terre et les prises inviolables que le code demande maintenant.
- Un panneau qu’on ouvre pour ajouter des circuits peut devoir être corrigé s’il était déjà à pleine capacité ou mal câblé.
- Les boîtes à fusibles et le filage en aluminium méritent une attention particulière. Des assureurs québécois ont refusé des polices et des renouvellements à cause du filage en aluminium, des boîtes à fusibles ou d’une mise à la terre absente. La rénovation est le moment naturel de régler la question, pendant que les murs sont ouverts.
- Les nouvelles charges importantes, une borne de recharge ou du chauffage électrique par exemple, exigent le calcul de charge décrit plus haut et parfois une mise à niveau de l’entrée.
Rien de tout cela n’est du travail inventé par l’électricien. C’est la différence entre une rénovation qui passe l’inspection et s’assure sans problème, et une rénovation dont les défauts ressortent au pire moment : lors d’une réclamation ou d’une revente.
La bonne séquence avec les autres corps de métier
Les travaux électriques se font en deux passages, et l’échéancier doit le respecter.
Le filage brut se fait après la charpente, en même temps que la plomberie et la ventilation : câbles tirés, boîtes posées, circuits ramenés au panneau. C’est aussi le moment où les conflits entre corps de métier se règlent, parce qu’un conduit et un câble veulent parfois la même cavité de mur. Ensuite les murs se ferment : inspection, isolation, gypse, peinture. L’électricien revient à la fin pour la finition : prises, interrupteurs, luminaires, raccordement des appareils, identification du panneau.
La règle à retenir : toute décision électrique coûte peu quand les murs sont ouverts et cher après. Une prise déplacée pendant le filage brut prend quelques minutes. La même prise déplacée après la peinture exige un trou, une retouche et une deuxième visite. Décidez l’emplacement des prises, de l’éclairage et des électroménagers avant la pose du gypse, pas après.
Le bricolage électrique : un vrai risque
Chaque budget de rénovation finit par croiser la tentation de faire une partie du filage soi-même. Deux faits devraient peser dans la décision.
D’abord, le risque n’est pas imaginaire. Un sondage Leger a révélé que 56 % des Canadiens s’inquiètent d’un filage électrique mal réparé ou mal installé, et que 72 % considèrent qu’entreprendre des travaux d’électricité à la maison est dangereux. L’instinct du public est le bon. Un mauvais filage ne lâche pas le jour de son installation. Il lâche en silence, dans un mur, des années plus tard.
Ensuite, au Québec la question est déjà tranchée : la loi réserve ces travaux aux entrepreneurs qui détiennent une licence. Un filage fait soi-même, c’est un filage qu’un inspecteur peut signaler, qu’un assureur peut refuser et qu’un inspecteur préachat questionnera à la revente. Pour une rénovation payée à fort prix, c’est un bien mauvais calcul.
Peinturez vous-même. Laissez le filage à quelqu’un dont vous pouvez vérifier le numéro de licence.
Si une rénovation figure dans vos plans cette année, faites examiner le volet électrique avant d’ouvrir les murs. Lighthouse Electrique planifie et réalise l’électricité de rénovations montréalaises depuis 2007, du simple circuit ajouté à la mise à niveau complète du panneau électrique avec agrandissement de l’entrée électrique. Appelez au (514) 909-3773 et décrivez votre projet. Vous saurez ce que le volet électrique exige, et ce qu’il n’exige pas.
Mieux vaut appeler trop tôt que trop tard.
Urgence 24/7 : un prix ferme avant le début des travaux.
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